Traduction pour "car ils font partie" espagnol
Car ils font partie
  • porque son parte
Exemples de traduction
porque son parte
je préfère attendre, patiemment, je n’ai que vingt-trois ans et toute la vie devant moi, toute la vie devant moi…) ; le grand-père Felipe chaussait ses lunettes et parcourait les comptes (je ne peux pas me plaindre, tout a bien marché, la ferme prospère, les filles vont bien, Hilda a sa musique, Virginia ses livres, celle qui pourrait le plus se plaindre c’est Leticia, séparée de son mari non par un quelconque diktat ou une tyrannie de ma part, mais par un commun accord entre eux, parce qu’ils veulent attendre le futur, sans se rendre compte qu’ils l’ont peut-être déjà perdu, car il faut saisir les choses quand elles se présentent, comme on attrape les oiseaux au vol avant qu’ils ne disparaissent, comme je me suis lancé dans l’aventure socialiste jusqu’à ce que celle-ci s’épuise, et ensuite dans celle de l’Amérique qui, elle, semble inépuisable, un continent sans fond, tandis que nous, les Européens, avons avalé la totalité de notre histoire et maintenant nous la ruminons, nous l’éructons, nous la déféquons, nous sommes des défécateurs d’histoire alors qu’ici l’histoire est encore à faire, sans les erreurs de l’Europe, sans les rêves et les déceptions de l’Europe, en partant de zéro, quel soulagement, quel pouvoir, partir de rien, être le maître de son propre destin, on peut alors accepter les chutes les malheurs les erreurs car ils font partie du destin de chacun et non pas d’un lointain devenir historique, Napoléon, Bismarck, Lassalle, Karl Marx… tous ceux-ci, du haut de leurs trônes et de leurs chaires, avaient moins de liberté que celle dont je dispose ici, assis à faire les comptes d’une exploitation de café, himmel et sapristi de nom de Dieu) ;
prefiero esperar, pacientemente, sólo tengo veintitrés años, la vida por delante, la vida por delante…), se colocaba los espejuelos y recorría las cuentas el abuelo Felipe (no me puedo quejar, todo ha salido bien, la finca prospera, las muchachas crecen, Hilda tiene su música, Virginia sus libros, la que más podría quejarse sería Leticia, alejada de su marido por acuerdo entre ambos, no por ninguna imposición o tiranía de mi parte, sino porque ellos quieren esperar al futuro, sin pensar que acaso ya lo han perdido para siempre porque las cosas hay que tomarlas al instante, como se toman los pájaros al vuelo o desaparecen para siempre, como yo me lancé a la aventura socialista hasta que todo eso se agotó y entonces me lancé a América que por lo visto es algo que nunca se agota, un continente sin fondo, mientras los europeos ya nos tragamos entera nuestra historia y ahora la rumiamos, la eructamos a veces, bah, la defecamos, somos defecadores de historia y aquí hay que hacer historia primero, sin los errores de Europa, sin los sueños y los desengaños de Europa, partiendo de cero, qué alivio, qué poder, partir de la nada, ser amo del destino propio, entonces se pueden aceptar las caídas las desgracias los errores porque son parte del destino propio, no de un lejano acontecer histórico, Napoleón, Bismarck, Lasalle, Karl Marx… todos tenían menos libertad, en sus tronos y en sus púlpitos, que yo aquí, sentado haciendo las cuentas de un beneficio de café, himmel y carajo, pues) y se mecía suavemente la abuela silenciosa, Cósima, en la (rocking chair) llegada de la Luisiana en vez de la ciudad de México (quería decirle a Felipe que yo era también de esta tierra, nada más;
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